Kâli suite

Kali (en sanskrit काली (Kālī) ou कालिका (Kālikā)) est, dans l’hindouisme, la déesse de la préservation, de la transformation et de la destruction1. C’est une forme terrifiante de Pārvatī représentant le pouvoir destructeur du temps2. Son nom dérive du mot kāla, le temps en sanskrit, celui qui détruit toute chose. Celui qui la vénère est libéré de la peur de la destruction. Elle détruit le mal sous toutes ses formes et notamment les branches de l’ignorance (avidyā), comme la jalousie ou la passion.

Kali est considérée comme la force qui détruit les esprits mauvais et qui protège les dévots. Elle est la parèdre noire de Shiva qui lui, couvert de cendres, est blanc ; c’est sa shakti, le principe actif et extériorisé d’une divinité masculine. Elle était déjà présente dans les Vedas, comme étant une des sept langues de feu du dieu Agni (la même racine que le mot latin ignis). Elle est l’équivalent des déesses Durgâ et Châmundâ2.

Ramakrishna, pour qui Kali était la « Mère divine », parle du « jeu de Kali », qualifiant ses différentes manifestations.

Déesse de la Guerre
Kâli